Notre analyse des offres d’emploi (AOE) nous permet de comprendre où et comment se déploie le travail lié à l’environnement au Canada, en examinant le contenu des offres d’emploi publiées en ligne. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les titres d’emploi ou sur les industries, l’analyse tient compte des activités, des compétences et des connaissances liées à l’environnement décrites dans chaque offre d’emploi, ainsi que du degré d’engagement environnemental de l’organisme qui recrute. Les offres d’emploi sont également classifiées à l’aide de la Classification nationale des professions (CNP) de Statistique Canada, qui regroupe les emplois par type de travail effectué, et le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN), qui classe les employeurs en fonction de leur activité principale. En savoir plus sur la Classification nationale des professions (CNP) et le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). Les variations du nombre d’offres d’emploi en environnement (les éco-offres d’emploi) peuvent indiquer des changements dans la demande globale pour ce type de poste, une évolution des responsabilités associées aux emplois, des compétences recherchées par les employeurs, ou encore la mesure dans laquelle les organismes intègrent des pratiques environnementales et de durabilité à leurs activités. L’écoproportion reflète la part des offres d’emploi qui comprennent ces éléments liés à l’environnement, ce qui donne une idée de la façon dont le travail est effectué. Pour en savoir plus sur la façon dont nous réalisons notre analyse des offres d’emploi en environnement, veuillez consulter notre méthodologie.
En 2025, nous avons examiné plus de 1,7 million d’offres d’emplois en ligne dans tout le Canada. Nous avons recensé 271 730 de ces offres d’emploi comme des emplois en environnement, ce qui représente 16 % de l’ensemble des offres d’emploi en ligne. L’embauche dans le domaine de l’environnement a majoritairement eu lieu dans le T2, avant de connaître un vaste ralentissement aux T3 et T4.
Le marché de 2025 semble avoir connu un fort cycle d’embauche au printemps, suivi d’un ralentissement généralisé au cours de la deuxième moitié de l’année. Les offres d’emploi dans le domaine de l’environnement sont passées de 68 990 offres au T1 à 79 100 au T2, soit une hausse de 15 %. L’activité a ensuite chuté fortement au troisième trimestre, pour s’établir à 62 590 offres, soit une baisse de 21 % par rapport au T2, avant de fléchir légèrement de nouveau au quatrième trimestre pour atteindre 61 050 offres.
Le pic du deuxième trimestre de 2025 n’a pas été stimulé par un métier, une province, une industrie ou une spécialisation en particulier. Il semble refléter un cycle d’embauche plus vaste sur tout le marché du travail en environnement. Ce pic s’est manifesté dans plusieurs dimensions des données :
56 % des emplois de la CNP ont atteint un sommet au T2 : 122 des 218 codes de la CNP ont enregistré leur plus haut niveau d’offres d’emploi en environnement au T2.
100 % des spécialisations ont atteint un sommet au T2 : Chaque spécialisation en environnement a atteint son niveau le plus élevé d’offres d’emploi au T2.
77 % des provinces et territoires ont atteint un sommet au T2 : 10 des 13 provinces et territoires ont enregistré leur plus haut niveau d’offres d’emploi en environnement au T2.
Un pic observé au T2 dans l’ensemble des secteurs du SCIAN : Le nombre total d’offres d’emploi en environnement dans l’ensemble des industries a atteint son plus haut niveau au T2.
Le ralentissement de fin d’année a touché l’ensemble du marché, mais il ne signifie pas pour autant que la demande a disparu.
La baisse observée en fin d’année devrait être interprétée comme un ralentissement de l’activité de publication d’offres d’emploi, et non comme un effondrement de la demande dans le domaine de l’environnement. Le marché est resté solide, mais le rythme d’embauche a ralenti après le pic du deuxième trimestre.
À l’échelle des industries, l’activité en 2025 était fortement concentrée dans les services professionnels, la fabrication, la construction et les services liés à l’assainissement. Ensemble, les cinq principaux secteurs du SCIAN représentaient 58 % des offres d’emploi en environnement en 2025. Le marché de l’emploi en environnement semble principalement axé sur la mise en œuvre, en 2025. Il est étroitement lié aux services-conseils, à l’ingénierie, à la construction, à la fabrication, à la gestion des déchets, à l’assainissement et à la réalisation d’infrastructures.
Les plus importants secteurs du SCIAN en 2025 étaient les suivants :
La situation apparaît sous un autre angle lorsqu’on examine l’écoproportion, qui mesure la part des emplois en environnement au sein d’un secteur. En 2025, les secteurs affichant les plus fortes proportions d’emplois en environnement étaient les services de gestion des déchets et d’assainissement (65 %), la construction lourde et les travaux de génie civil (60 %), les services publics (54 %), ainsi que l’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’extraction de pétrole et de gaz (51 %). Ces secteurs n’ont pas produit le plus grand nombre d’offres d’emploi, mais les postes liés à l’environnement représentaient une grande proportion de leurs activités d’embauche.
Les secteurs à fort volume et les secteurs à forte intensité ne sont pas les mêmes. Les services professionnels dominent par le volume, alors que les services d’assainissement, les services publics et l’extraction minière se démarquent par la place importante qu’occupent les emplois en environnement dans leurs activités de recrutement.
La demande dans le domaine de l’environnement en 2025 s’étendait à un large éventail de professions. Les 10 principaux codes de la CNP représentaient 30 % des offres d’emploi en environnement, tandis que les 20 principaux en représentaient 46 %. Cela montre que les emplois en environnement couvrent un large éventail de professions, mais qu’un groupe relativement limité de professions génère près de la moitié de la demande.
Les ingénieurs civils comptaient le plus grand nombre d’offres d’emploi en environnement (19 970), suivis des gestionnaires des systèmes informatiques et d’information (8 920) ainsi que des préposés à l’entretien général des bâtiments (8 880). Ces données suggèrent que le marché du travail en environnement ne se limite pas aux titres d’emploi explicitement « verts ». Il dépend également fortement des rôles liés aux infrastructures, aux installations, à la gestion de l’ingénierie, aux technologies de l’information et de la communication (TIC), à la construction, aux opérations et à la mise en œuvre technique.
Selon l’écoproportion, les ingénieurs civils (72 %), les professionnels et professionnelles de la santé et sécurité publique et environnementale (70 %) et les technologues et techniciens et techniciennes en génie civil (70 %) présentent les chiffres les plus élevés. La forte écoproportion parmi ces professions indique que les responsabilités environnementales font partie intégrante de leur travail.
Les préposés à l’entretien général des bâtiments jouent un rôle important, mais souvent sous-estimé, dans le travail environnemental. En assurant l’entretien des systèmes de chauffage, de climatisation, d’éclairage et de plomberie, ils contribuent à réduire la consommation d’énergie et d’eau des bâtiments, ce qui diminue l’utilisation globale des ressources. Leurs tâches quotidiennes (comme réparer les fuites, améliorer l’efficacité énergétique et gérer les déchets et le recyclage) contribuent directement à réduire les impacts environnementaux. Ils veillent également à maintenir une bonne qualité de l’air intérieur et à assurer la manipulation sécuritaire des matériaux, ce qui favorise à la fois la protection de l’environnement et la santé humaine. Ainsi, leur travail est essentiel pour assurer le fonctionnement efficace et durable des bâtiments. Vous trouverez de plus amples renseignements sur les activités liées à l’environnement des principaux emplois ici : Pertinence environnementale de certaines occupations
Le métier d’ingénieur civil est la profession phare en 2025
Les ingénieurs civils représentaient la plus importante profession dans le domaine de l’environnement en 2025, avec 19 970 offres d’emploi, soit 7 % de l’ensemble des offres d’emploi en environnement. Leur proportion d’emplois en environnement au niveau de la CNP était de 72 %, ce qui signifie que près des trois quarts des offres d’emploi en génie civil étaient considérées comme un travail en environnement.
Le génie civil constitue la pierre angulaire du marché du travail en environnement en 2025. La croissance du nombre d’ingénieurs civils et de technologues en génie civil laisse croire à une demande accrue pour des travailleurs capables de produire des résultats environnementaux grâce aux infrastructures, aux réseaux d’eau, à l’aménagement des terrains, à la construction, à l’assainissement, au transport, à l’aménagement du territoire et à la conception résiliente aux changements climatiques.
Comparativement à 2023, le métier d’ingénieur civil a pris une place plus importante :
La durabilité a enregistré le plus grand nombre d’offres d’emploi en environnement en 2025, suivie des politiques et des lois, de la gestion des déchets, de la qualité de l’eau, de l’énergie et de la recherche et du développement. Plutôt que d’être concentrée dans une seule discipline technique, la demande était répartie entre diverses fonctions environnementales, ce qui témoigne d’un besoin d’expertises diversifiées dans les domaines technique, réglementaire, de la durabilité et de la recherche. Toutes les spécialisations ont atteint un sommet au T2 avant de reculer au cours de la deuxième moitié de l’année, les niveaux du T4 étant inférieurs à ceux du T1 pour chacune d’entre elles. Cette tendance uniforme indique un ralentissement généralisé du marché plutôt qu’un affaiblissement de la demande dans un domaine environnemental particulier.
À l’échelle régionale, la demande est concentrée, mais la proportion d’emplois en environnement est plus élevée dans les provinces et territoires de plus petite taille.
L’Ontario et le Québec représentaient 60 % de l’ensemble des offres d’emploi en environnement en 2025, tandis que l’Ontario, le Québec, la Colombie-Britannique et l’Alberta regroupaient à elles seules 88 % des embauches en environnement à l’échelle du pays. Cela reflète la concentration des possibilités d’emploi dans les plus grands marchés du travail du Canada. À l’inverse, les provinces et territoires de plus petite taille affichaient les plus fortes proportions d’emplois en environnement, le Yukon (47 %), les Territoires du Nord-Ouest (46 %), le Nunavut (32 %), l’Île-du-Prince-Édouard (31 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (26 %) se situant tous bien au-dessus de la moyenne nationale.
Ces résultats montrent que, bien que les grandes provinces génèrent la majorité des embauches dans le domaine de l’environnement, les petites provinces et les territoires possèdent souvent un marché du travail où l’emploi en environnement représente une part proportionnellement plus importante.
En 2023, les offres d’emploi en environnement n’ont pas affiché le même pic au T2. En 2025, la hausse du T2 a été plus prononcée, tandis qu’en 2023, le marché de l’emploi en environnement est resté plus uniforme tout au long de l’année. Plutôt qu’un cycle d’embauche marqué au printemps, la tendance de 2023 révèle de légères variations autour d’un niveau de demande relativement constant.
La différence la plus importante concerne la trajectoire annuelle du marché plutôt que sa taille. Étant donné que la méthodologie a évolué en 2025, les comparaisons des volumes absolus d’offres d’emploi ou des parts d’emplois en environnement entre 2023 et 2025 doivent être évitées. Cela dit, les tendances observées d’un trimestre à l’autre au sein de chaque année demeurent instructives.
Le contraste est frappant. En 2023, le T1 a représenté le niveau d’activité le plus élevé de l’année, tandis que la part des emplois en environnement est restée stable à 12 % pendant toute l’année. En 2025, l’activité a culminé au T2, avec 79 100 offres d’emploi en environnement, une augmentation de 15 % par rapport au T1, avant de connaître une baisse importante au T3.
Le marché du travail en environnement de 2025 semble donc plus saisonnier et davantage tributaire de la réalisation de projets que celui de 2023. Le pic du T2 pourrait être associé aux cycles d’embauche du printemps, à l’avancement de projets, à la préparation des activités saisonnières sur le terrain, à l’activité liée aux infrastructures ou aux cycles d’allocation des budgets.
Employeurs dans le domaine de l’environnement
Renforcer le recrutement de talents dans les professions environnementales à forte demande
Il convient de prioriser le recrutement et le maintien en poste des ingénieurs civils, des technologues et des techniciens en génie, des gestionnaires en ingénierie et en construction, du personnel chargé du fonctionnement des bâtiments ainsi que d’autres spécialistes techniques. Parallèlement, il faut rendre explicite dans les offres d’emploi la dimension environnementale des fonctions de soutien, comme dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), de l’entretien, du transport, des finances et des ventes techniques, en les associant à des résultats concrets tels que la durabilité, la conformité environnementale, la performance énergétique, la résilience des infrastructures et l’adaptation aux changements climatiques.
Établissements d’enseignement postsecondaire
Intégrer les apprentissages liés à l’environnement dans les programmes non spécialisés en environnement
La demande de main-d’œuvre en environnement ne se limite pas aux professions traditionnellement de nature environnementale. Puisque cette demande s’étend aux technologies de l’information et de la communication (TIC), à la construction, aux opérations, aux finances, aux ventes techniques, à la fabrication, à l’administration publique et à l’entretien des bâtiments, les compétences environnementales devraient être intégrées dans un plus grand nombre de programmes de formation. Cela pourrait notamment se traduire par l’ajout de modules sur la durabilité dans les programmes de gestion, de contenus sur la conformité environnementale dans les programmes de construction, de notions sur le risque climatique dans les programmes de finance et d’applications liées aux données environnementales dans les programmes d’informatique et de systèmes d’information géographique (SIG).
Étudiants
Créer des profils de compétences hybrides combinant expertise technique et approche systémique
Les étudiants devraient combiner des connaissances en environnement avec des compétences pratiques en mise en œuvre. En 2025, la demande d’embauche dans le domaine de l’environnement était concentrée dans les secteurs des infrastructures, des services professionnels, de la fabrication, de la construction, de la gestion des déchets et de l’assainissement, ainsi que de l’administration publique. Les parcours de formation prometteurs comprennent notamment le génie civil et environnemental, les techniques du génie, les systèmes d’information géographique (SIG), les réseaux d’eau et d’eaux usées, l’évaluation environnementale, la construction et la gestion de projets, les systèmes énergétiques, les politiques environnementales, l’analyse de données et la reddition de comptes en matière de durabilité.
Demandeurs d’emploi
Orienter ses compétences autour de la réalisation d’objectifs et de résultats environnementaux
Les chercheurs d’emploi devraient démontrer en quoi leur expérience contribue à l’atteinte d’objectifs environnementaux, notamment dans des domaines comme la réalisation d’infrastructures, la conformité environnementale, l’efficacité énergétique, la réduction des déchets, la qualité de l’eau, l’assainissement, la gestion des risques et la performance en matière de durabilité. Ils devraient se focaliser à la fois sur les postes directement liés à l’environnement ainsi que sur les professions dont les activités comportent une dimension environnementale, comme le génie civil, la gestion de projets de construction, l’exploitation des bâtiments, les technologies de l’information et de la communication (TIC), la fabrication, les finances, les ventes techniques et l’administration publique. Les candidats qui possèdent des formations et des expériences diverses peuvent mieux faire valoir leur profil en reliant explicitement leurs compétences et leur expérience aux objectifs et aux résultats recherchés en matière d’environnement.
Décideurs
Aborder le développement de la main-d’œuvre en environnement sous l’angle des infrastructures et de la mise en œuvre
La planification de la main-d’œuvre en environnement devrait être harmonisée avec les priorités en matière d’infrastructures, de logement, de transport, d’eau, d’énergie, d’adaptation aux changements climatiques et d’assainissement. Le marché du travail de 2025 était principalement porté par la demande dans les services professionnels, la fabrication, la construction, la gestion des déchets et l’assainissement ainsi que le génie civil, ce qui souligne l’importance des professions techniques et axées sur la mise en œuvre dans l’atteinte de résultats environnementaux. Les initiatives de soutien à la main-d’œuvre devraient consolider les parcours de développement des talents pour les professions en forte demande, notamment les ingénieurs civils, les technologues et techniciens en génie et les gestionnaires de la construction, tout en tenant compte des variations régionales et de la nécessité d’adopter des approches adaptées aux contextes locaux.
Le travail en environnement dépasse le cadre des emplois verts
Pour tous les publics cibles, le principal constat est que le marché du travail en environnement doit être considéré comme un écosystème de mise en œuvre plutôt que comme un simple ensemble de professions vertes. Les données de 2025 témoignent d’une forte demande pour des personnes capables de traduire les objectifs environnementaux en réalisations concrètes : projets, systèmes, infrastructures, conformité réglementaire, opérations, politiques et transformation organisationnelle.
L’analyse des offres d’emploi en environnement d’ECO Canada est optimisée par
TalentNeuron.
Nous sommes ouverts à tout commentaire et à toute discussion concernant l’ensemble de nos rapports d’IMT. Veuillez écrire à
research@eco.ca.
REMERCIEMENTS
Le présent rapport a été financé en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada.
Les opinions et les interprétations figurant dans la présente publication sont celles de l’auteur ou des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.
Les données sur les offres d’emploi en ligne sont devenues un indicateur utile des besoins d’embauche et des tendances du marché du travail au Canada. Des millions d’offres d’emploi sont annoncées en ligne chaque année, ce qui donne aux chercheurs l’accès à des données opportunes sur le marché du travail qui peuvent être utilisées pour analyser la demande des employeurs en temps quasi réel. Bien que les postes à pourvoir ne soient pas tous annoncés en ligne, les offres d’emploi en ligne représentent une part importante des activités de recrutement officielles dans l’ensemble du marché du travail canadien.
ECO Canada recueille et analyse les tendances de l’économie verte afin de fournir des renseignements et des perspectives à jour, pertinents et crédibles sur la main-d’œuvre en environnement au Canada. Notre analyse des offres d’emploi (AOE) donne un aperçu des activités de recrutement en ligne et des tendances pour les travailleurs canadiens de l’environnement. Les données et les perspectives comprennent le nombre d’offres d’emploi en environnement publiées en ligne par région, profession, industrie et spécialisation environnementale, par rapport à toutes les offres d’emploi en ligne à l’échelle du pays au fil du temps.
La main-d’œuvre en environnement du Canada est répartie entre les industries et les professions. Par conséquent, il n’est pas possible de recueillir directement des données sur les travailleurs de l’environnement à l’aide de classifications normalisées des données sur l’emploi, comme la Classification nationale des professions (CNP) ou le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). En réponse à ce défi, ECO Canada a élaboré une méthode exclusive pour repérer les postes à pourvoir en environnement au Canada.
Les rapports d’analyse des offres d’emploi mettent en lumière les perspectives d’emploi en environnement au Canada, les types d’emplois affichés, ainsi que les professions et les compétences les plus recherchées. Grâce à ces renseignements, nos intervenants peuvent cerner les tendances, les lacunes et les occasions pour les travailleurs de l’environnement et soutenir le développement et le maintien d’une main-d’œuvre qualifiée et productive.
Bien qu’il soit informatif en soi, ce rapport d’AOE ne porte que sur une partie de l’approche d’ECO Canada pour comprendre le marché de l’emploi des travailleurs de l’environnement. Nous publions également des rapports sur la demande de main-d’œuvre et les perspectives de l’offre de main-d’œuvre pour estimer la taille de la main-d’œuvre en environnement au Canada par région et par profession, en se fondant en partie sur l’écoproportion dérivée de l’AOE.
Vous trouverez notre catalogue complet de rapports à l’adresse eco.ca/fr/recherche-et-ressources/catalogue-des-rapports-de-recherche-sur-le-marche-du-travail/.
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Le présent rapport a été financé en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada.
Les opinions et les interprétations figurant dans la présente publication sont celles de l’auteur ou des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.
ECO Canada recueille et analyse les compétences et les tendances du marché du travail au sein de la main-d’œuvre en environnement afin de fournir des données et des perspectives pertinentes et à jour à des fins stratégiques, commerciales et éducatives. Nos rapports appuient nos intervenants dans quatre domaines clés : (1) les employeurs – planifier et attirer des candidats qualifiés; (2) les particuliers – préparer et bâtir leur carrière en environnement; (3) les gouvernements – élaborer des programmes et mettre à jour les politiques; (4) les enseignants et les formateurs – adapter leur offre pour préparer la main-d’œuvre qui est et sera recherchée.
L’emploi en environnement au Canada devrait connaître une croissance de 9 % d’ici 2033, ce qui créera environ 136 300 nouveaux emplois. En plus de ces nouvelles possibilités, on estime que 344 200 postes seront à pourvoir à mesure que les travailleurs prendront leur retraite au cours des prochaines années. Ensemble, la croissance de l’emploi et les départs à la retraite devraient générer environ 480 500 emplois en environnement d’ici 2033. Comme près des trois quarts de ces postes à pourvoir sont attribuables à des départs à la retraite, d’importantes possibilités d’avancement professionnel sont prévues pour les travailleurs de l’environnement actuels et futurs.
Notre organisme répond aux besoins du marché du travail par le développement d’outils de ressources humaines pour les employeurs, l’accréditation de programmes d’études postsecondaires en environnement, la prestation de programmes d’aide à l’emploi pour les étudiants et les diplômés, ainsi que la certification et la formation des professionnels de l’environnement.
Découvrez les ressources clés qu’ECO Canada a élaborées pour soutenir la durabilité de la main-d’œuvre en environnement du Canada.
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Le présent rapport a été financé en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada.
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Les offres d’emploi en ligne fournissent des estimations détaillées et en temps opportun du nombre et de la répartition des postes à pourvoir. Des millions de postes sont affichés en ligne par des employeurs au Canada. ECO Canada publie des rapports d’analyse des offres d’emploi (AOE) afin d’aider à décrire l’état du marché du travail environnemental au Canada au cours d’une période donnée et au fil du temps.
1) Que nous disent les données sur les offres d’emploi en ligne sur le marché du travail?
Les données sur les offres d’emploi en ligne sont devenues un indicateur utile des besoins d’embauche et des tendances du marché du travail au Canada. Des millions d’offres d’emploi sont annoncées en ligne chaque année, ce qui donne aux chercheurs l’accès à des données opportunes sur le marché du travail qui peuvent être utilisées pour analyser la demande des employeurs en temps quasi réel. Bien que les postes à pourvoir ne soient pas tous annoncés en ligne, les offres d’emploi en ligne représentent une part importante des activités de recrutement officielles dans l’ensemble du marché du travail canadien. Les rapports d’analyse des offres d’emploi (AOE) d’ECO Canada utilisent ces données pour décrire l’état du marché du travail en environnement au Canada au cours d’une période donnée et au fil du temps.
2) Dans quelle mesure les offres d’emploi en ligne sur le marché du travail en environnement du Canada sont-elles représentatives?
Les offres d’emploi en ligne fournissent des renseignements uniques sur les perspectives d’emploi et les exigences des employeurs en matière de compétences. Toutefois, une certaine prudence est de mise lors de l’interprétation des données sur les offres d’emploi. Les offres d’emploi en ligne sont souvent orientées vers les professionnels et les professions du secteur des services et peuvent sous-représenter les métiers et les autres professions manuelles.
3) Que vais-je apprendre des rapports d’AOE d’ECO Canada?
Le rapport d’AOE est une ressource pour ceux qui souhaitent comprendre les perspectives d’emploi en environnement au Canada, les types d’emplois affichés, ainsi que les professions et les compétences les plus recherchées. Grâce à ces renseignements, nos intervenants peuvent cerner les tendances, les lacunes et les occasions pour les travailleurs de l’environnement et soutenir le développement et le maintien d’une main-d’œuvre qualifiée et productive. ECO Canada vise à aider le gouvernement, le milieu universitaire, les employeurs et les travailleurs en environnement à comparer et à analyser les tendances du marché de l’emploi en environnement et à évaluer les besoins actuels et futurs en main-d’œuvre.
4) À quelle fréquence le rapport d’AOE est-il mis à jour?
ECO Canada met à jour les données sur les offres d’emploi tous les trimestres. L’information présentée dans le rapport met en lumière la répartition des postes à pourvoir au Canada et les tendances nationales et régionales pour les industries, les professions et les spécialisations qui composent la main-d’œuvre en environnement.
5) D’où proviennent les données sur les offres d’emploi?
Notre recherche utilise un ensemble de données compilé par TalentNeuron, qui comprend des offres d’emploi provenant de sources comme Monster.ca, le Guichet-Emplois du Canada, Emploi-Québec, WorkBC, BCJobs.ca, JobServe, ECO Emplois, ainsi que les sites d’emplois des entreprises.
L’ensemble de données TalentNeuron comprend des renseignements comme le texte intégral de la description d’emploi (en français ou en anglais), le type d’emploi (à temps plein ou à temps partiel), le lieu de travail, le niveau de scolarité souhaité et les compétences ou certifications supplémentaires requises pour le poste. TalentNeuron analyse les données sur les offres d’emploi pour identifier les postes uniques en filtrant les doublons entre plusieurs sites. S’il manque des renseignements essentiels, les données n’ont pas été incluses dans l’analyse.
6) Qu’est-ce qu’un travailleur de l’environnement?
ECO Canada décrit les travailleurs de l’environnement comme étant ceux qui travaillent au sein d’entreprises de biens et services environnementaux, peu importe leur profession, et ceux qui possèdent des compétences spécialisées en environnement, peu importe l’employeur.
7) Qu’est-ce que la CNP?
La Classification nationale des professions (CNP) est la norme canadienne pour la description des professions. Les travailleurs de base en environnement et les travailleurs du secteur des biens et services environnementaux sont répartis entre les industries et les professions et ne correspondent pas exactement aux taxonomies traditionnelles comme la CNP. ECO Canada met en correspondance les offres d’emploi en environnement avec chaque classe CNP à l’aide de l’information fournie par les employeurs sur les postes à pourvoir, comme le titre du poste, les fonctions principales et les études requises. Cette approche permet à ECO Canada d’analyser la demande et l’offre en matière de main-d’œuvre, qui ne serait autrement pas disponible.
8) Qu’est-ce qu’une écoproportion?
ECO Canada a créé le terme « écoproportion » pour présenter la proportion des offres d’emploi en environnement en pourcentage du nombre total d’offres d’emploi en ligne. La méthode d’écoproportion tient compte des changements dans la répartition professionnelle et géographique afin de permettre une approche plus détaillée de l’analyse des postes à pourvoir au Canada.
Bien qu’une profession puisse apparaître en haut du classement du nombre d’offres d’emploi en environnement, son écoproportion pourrait être supérieure ou inférieure à la moyenne nationale. La détermination du nombre d’offres d’emploi en ligne classées comme des emplois en environnement est une mesure de l’AOE. L’analyse des professions selon leur écoproportion présente une perspective différente.
9) Qu’est-ce que le SCIAN?
Le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) est la norme canadienne de classification des industries. Ce système a été développé et adopté par le Canada, le Mexique et les États-Unis, afin de permettre une comparaison entre les trois nations. L’emploi en environnement est réparti entre les industries et ne correspond pas exactement aux taxonomies traditionnelles comme le SCIAN. ECO Canada associe les offres d’emploi en environnement à chaque classe du SCIAN en utilisant les données fournies par les employeurs dans leurs offres d’emploi.
10) Qu’est-ce qu’une spécialisation?
Le modèle de sous-secteur d’ECO Canada divise la main-d’œuvre en domaines liés à la protection, à la gestion et au maintien de l’environnement. L’emploi en environnement comprend l’exécution d’activités qui visent à gérer l’utilisation durable des ressources, à évaluer ou à minimiser les impacts environnementaux et à maintenir ou rétablir l’intégrité écologique de l’environnement. Ces activités ont trait à la planification, à la mise en œuvre et à la gestion d’initiatives, de programmes, de produits ou de services environnementaux, ainsi qu’au développement et à la diffusion des connaissances environnementales et de la sensibilisation. En pratique, la plupart des professionnels en environnement se spécialisent dans plus d’un des 14 sous-secteurs diversifiés. ECO Canada élabore des normes professionnelles nationales pour chacune de ces spécialisations en environnement et a défini 332 compétences techniques pour orienter l’avancement professionnel.
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Le présent rapport a été financé en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada.
Les opinions et les interprétations figurant dans la présente publication sont celles de l’auteur ou des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.
Notre analyse des offres d’emploi (AOE) nous permet de comprendre où et comment se déploie le travail lié à l’environnement au Canada, en examinant le contenu des offres d’emploi publiées en ligne. Plutôt que de se concentrer uniquement sur les titres d’emploi ou sur les industries, l’analyse tient compte des activités, des compétences et des connaissances liées à l’environnement décrites dans chaque offre d’emploi, ainsi que du degré d’engagement environnemental de l’organisme qui recrute. Les offres d’emploi sont également classifiées à l’aide de la Classification nationale des professions (CNP) de Statistique Canada, qui regroupe les emplois par type de travail effectué, et le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN), qui classe les employeurs en fonction de leur activité principale. En savoir plus sur la Classification nationale des professions (CNP) et le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). Les variations du nombre d’offres d’emploi en environnement (les éco-offres d’emploi) peuvent indiquer des changements dans la demande globale pour ce type de poste, une évolution des responsabilités associées aux emplois, des compétences recherchées par les employeurs, ou encore la mesure dans laquelle les organismes intègrent des pratiques environnementales et de durabilité à leurs activités. L’écoproportion reflète la part des offres d’emploi qui comprennent ces éléments liés à l’environnement, ce qui donne une idée de la façon dont le travail est effectué. Pour en savoir plus sur la façon dont nous réalisons notre analyse des offres d’emploi en environnement, veuillez consulter notre méthodologie.
En 2025, nous avons examiné plus de 1,7 million d’offres d’emplois en ligne dans tout le Canada. Nous avons recensé 271 730 de ces offres d’emploi comme des emplois en environnement, ce qui représente 16 % de l’ensemble des offres d’emploi en ligne. L’embauche dans le domaine de l’environnement a majoritairement eu lieu dans le T2, avant de connaître un vaste ralentissement aux T3 et T4.
Le marché de 2025 semble avoir connu un fort cycle d’embauche au printemps, suivi d’un ralentissement généralisé au cours de la deuxième moitié de l’année. Les offres d’emploi dans le domaine de l’environnement sont passées de 68 990 offres au T1 à 79 100 au T2, soit une hausse de 15 %. L’activité a ensuite chuté fortement au troisième trimestre, pour s’établir à 62 590 offres, soit une baisse de 21 % par rapport au T2, avant de fléchir légèrement de nouveau au quatrième trimestre pour atteindre 61 050 offres.
Le pic du deuxième trimestre de 2025 n’a pas été stimulé par un métier, une province, une industrie ou une spécialisation en particulier. Il semble refléter un cycle d’embauche plus vaste sur tout le marché du travail en environnement. Ce pic s’est manifesté dans plusieurs dimensions des données :
56 % des emplois de la CNP ont atteint un sommet au T2 : 122 des 218 codes de la CNP ont enregistré leur plus haut niveau d’offres d’emploi en environnement au T2.
100 % des spécialisations ont atteint un sommet au T2 : Chaque spécialisation en environnement a atteint son niveau le plus élevé d’offres d’emploi au T2.
77 % des provinces et territoires ont atteint un sommet au T2 : 10 des 13 provinces et territoires ont enregistré leur plus haut niveau d’offres d’emploi en environnement au T2.
Un pic observé au T2 dans l’ensemble des secteurs du SCIAN : Le nombre total d’offres d’emploi en environnement dans l’ensemble des industries a atteint son plus haut niveau au T2.
Le ralentissement de fin d’année a touché l’ensemble du marché, mais il ne signifie pas pour autant que la demande a disparu.
La baisse observée en fin d’année devrait être interprétée comme un ralentissement de l’activité de publication d’offres d’emploi, et non comme un effondrement de la demande dans le domaine de l’environnement. Le marché est resté solide, mais le rythme d’embauche a ralenti après le pic du deuxième trimestre.
À l’échelle des industries, l’activité en 2025 était fortement concentrée dans les services professionnels, la fabrication, la construction et les services liés à l’assainissement. Ensemble, les cinq principaux secteurs du SCIAN représentaient 58 % des offres d’emploi en environnement en 2025. Le marché de l’emploi en environnement semble principalement axé sur la mise en œuvre, en 2025. Il est étroitement lié aux services-conseils, à l’ingénierie, à la construction, à la fabrication, à la gestion des déchets, à l’assainissement et à la réalisation d’infrastructures.
Les plus importants secteurs du SCIAN en 2025 étaient les suivants :
La situation apparaît sous un autre angle lorsqu’on examine l’écoproportion, qui mesure la part des emplois en environnement au sein d’un secteur. En 2025, les secteurs affichant les plus fortes proportions d’emplois en environnement étaient les services de gestion des déchets et d’assainissement (65 %), la construction lourde et les travaux de génie civil (60 %), les services publics (54 %), ainsi que l’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’extraction de pétrole et de gaz (51 %). Ces secteurs n’ont pas produit le plus grand nombre d’offres d’emploi, mais les postes liés à l’environnement représentaient une grande proportion de leurs activités d’embauche.
Les secteurs à fort volume et les secteurs à forte intensité ne sont pas les mêmes. Les services professionnels dominent par le volume, alors que les services d’assainissement, les services publics et l’extraction minière se démarquent par la place importante qu’occupent les emplois en environnement dans leurs activités de recrutement.
La demande dans le domaine de l’environnement en 2025 s’étendait à un large éventail de professions. Les 10 principaux codes de la CNP représentaient 30 % des offres d’emploi en environnement, tandis que les 20 principaux en représentaient 46 %. Cela montre que les emplois en environnement couvrent un large éventail de professions, mais qu’un groupe relativement limité de professions génère près de la moitié de la demande.
Les ingénieurs civils comptaient le plus grand nombre d’offres d’emploi en environnement (19 970), suivis des gestionnaires des systèmes informatiques et d’information (8 920) ainsi que des préposés à l’entretien général des bâtiments (8 880). Ces données suggèrent que le marché du travail en environnement ne se limite pas aux titres d’emploi explicitement « verts ». Il dépend également fortement des rôles liés aux infrastructures, aux installations, à la gestion de l’ingénierie, aux technologies de l’information et de la communication (TIC), à la construction, aux opérations et à la mise en œuvre technique.
Selon l’écoproportion, les ingénieurs civils (72 %), les professionnels et professionnelles de la santé et sécurité publique et environnementale (70 %) et les technologues et techniciens et techniciennes en génie civil (70 %) présentent les chiffres les plus élevés. La forte écoproportion parmi ces professions indique que les responsabilités environnementales font partie intégrante de leur travail.
Les préposés à l’entretien général des bâtiments jouent un rôle important, mais souvent sous-estimé, dans le travail environnemental. En assurant l’entretien des systèmes de chauffage, de climatisation, d’éclairage et de plomberie, ils contribuent à réduire la consommation d’énergie et d’eau des bâtiments, ce qui diminue l’utilisation globale des ressources. Leurs tâches quotidiennes (comme réparer les fuites, améliorer l’efficacité énergétique et gérer les déchets et le recyclage) contribuent directement à réduire les impacts environnementaux. Ils veillent également à maintenir une bonne qualité de l’air intérieur et à assurer la manipulation sécuritaire des matériaux, ce qui favorise à la fois la protection de l’environnement et la santé humaine. Ainsi, leur travail est essentiel pour assurer le fonctionnement efficace et durable des bâtiments. Vous trouverez de plus amples renseignements sur les activités liées à l’environnement des principaux emplois ici : Pertinence environnementale de certaines occupations
Le métier d’ingénieur civil est la profession phare en 2025
Les ingénieurs civils représentaient la plus importante profession dans le domaine de l’environnement en 2025, avec 19 970 offres d’emploi, soit 7 % de l’ensemble des offres d’emploi en environnement. Leur proportion d’emplois en environnement au niveau de la CNP était de 72 %, ce qui signifie que près des trois quarts des offres d’emploi en génie civil étaient considérées comme un travail en environnement.
Le génie civil constitue la pierre angulaire du marché du travail en environnement en 2025. La croissance du nombre d’ingénieurs civils et de technologues en génie civil laisse croire à une demande accrue pour des travailleurs capables de produire des résultats environnementaux grâce aux infrastructures, aux réseaux d’eau, à l’aménagement des terrains, à la construction, à l’assainissement, au transport, à l’aménagement du territoire et à la conception résiliente aux changements climatiques.
Comparativement à 2023, le métier d’ingénieur civil a pris une place plus importante :
La durabilité a enregistré le plus grand nombre d’offres d’emploi en environnement en 2025, suivie des politiques et des lois, de la gestion des déchets, de la qualité de l’eau, de l’énergie et de la recherche et du développement. Plutôt que d’être concentrée dans une seule discipline technique, la demande était répartie entre diverses fonctions environnementales, ce qui témoigne d’un besoin d’expertises diversifiées dans les domaines technique, réglementaire, de la durabilité et de la recherche. Toutes les spécialisations ont atteint un sommet au T2 avant de reculer au cours de la deuxième moitié de l’année, les niveaux du T4 étant inférieurs à ceux du T1 pour chacune d’entre elles. Cette tendance uniforme indique un ralentissement généralisé du marché plutôt qu’un affaiblissement de la demande dans un domaine environnemental particulier.
À l’échelle régionale, la demande est concentrée, mais la proportion d’emplois en environnement est plus élevée dans les provinces et territoires de plus petite taille.
L’Ontario et le Québec représentaient 60 % de l’ensemble des offres d’emploi en environnement en 2025, tandis que l’Ontario, le Québec, la Colombie-Britannique et l’Alberta regroupaient à elles seules 88 % des embauches en environnement à l’échelle du pays. Cela reflète la concentration des possibilités d’emploi dans les plus grands marchés du travail du Canada. À l’inverse, les provinces et territoires de plus petite taille affichaient les plus fortes proportions d’emplois en environnement, le Yukon (47 %), les Territoires du Nord-Ouest (46 %), le Nunavut (32 %), l’Île-du-Prince-Édouard (31 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (26 %) se situant tous bien au-dessus de la moyenne nationale.
Ces résultats montrent que, bien que les grandes provinces génèrent la majorité des embauches dans le domaine de l’environnement, les petites provinces et les territoires possèdent souvent un marché du travail où l’emploi en environnement représente une part proportionnellement plus importante.
En 2023, les offres d’emploi en environnement n’ont pas affiché le même pic au T2. En 2025, la hausse du T2 a été plus prononcée, tandis qu’en 2023, le marché de l’emploi en environnement est resté plus uniforme tout au long de l’année. Plutôt qu’un cycle d’embauche marqué au printemps, la tendance de 2023 révèle de légères variations autour d’un niveau de demande relativement constant.
La différence la plus importante concerne la trajectoire annuelle du marché plutôt que sa taille. Étant donné que la méthodologie a évolué en 2025, les comparaisons des volumes absolus d’offres d’emploi ou des parts d’emplois en environnement entre 2023 et 2025 doivent être évitées. Cela dit, les tendances observées d’un trimestre à l’autre au sein de chaque année demeurent instructives.
Le contraste est frappant. En 2023, le T1 a représenté le niveau d’activité le plus élevé de l’année, tandis que la part des emplois en environnement est restée stable à 12 % pendant toute l’année. En 2025, l’activité a culminé au T2, avec 79 100 offres d’emploi en environnement, une augmentation de 15 % par rapport au T1, avant de connaître une baisse importante au T3.
Le marché du travail en environnement de 2025 semble donc plus saisonnier et davantage tributaire de la réalisation de projets que celui de 2023. Le pic du T2 pourrait être associé aux cycles d’embauche du printemps, à l’avancement de projets, à la préparation des activités saisonnières sur le terrain, à l’activité liée aux infrastructures ou aux cycles d’allocation des budgets.
Employeurs dans le domaine de l’environnement
Renforcer le recrutement de talents dans les professions environnementales à forte demande
Il convient de prioriser le recrutement et le maintien en poste des ingénieurs civils, des technologues et des techniciens en génie, des gestionnaires en ingénierie et en construction, du personnel chargé du fonctionnement des bâtiments ainsi que d’autres spécialistes techniques. Parallèlement, il faut rendre explicite dans les offres d’emploi la dimension environnementale des fonctions de soutien, comme dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), de l’entretien, du transport, des finances et des ventes techniques, en les associant à des résultats concrets tels que la durabilité, la conformité environnementale, la performance énergétique, la résilience des infrastructures et l’adaptation aux changements climatiques.
Établissements d’enseignement postsecondaire
Intégrer les apprentissages liés à l’environnement dans les programmes non spécialisés en environnement
La demande de main-d’œuvre en environnement ne se limite pas aux professions traditionnellement de nature environnementale. Puisque cette demande s’étend aux technologies de l’information et de la communication (TIC), à la construction, aux opérations, aux finances, aux ventes techniques, à la fabrication, à l’administration publique et à l’entretien des bâtiments, les compétences environnementales devraient être intégrées dans un plus grand nombre de programmes de formation. Cela pourrait notamment se traduire par l’ajout de modules sur la durabilité dans les programmes de gestion, de contenus sur la conformité environnementale dans les programmes de construction, de notions sur le risque climatique dans les programmes de finance et d’applications liées aux données environnementales dans les programmes d’informatique et de systèmes d’information géographique (SIG).
Étudiants
Créer des profils de compétences hybrides combinant expertise technique et approche systémique
Les étudiants devraient combiner des connaissances en environnement avec des compétences pratiques en mise en œuvre. En 2025, la demande d’embauche dans le domaine de l’environnement était concentrée dans les secteurs des infrastructures, des services professionnels, de la fabrication, de la construction, de la gestion des déchets et de l’assainissement, ainsi que de l’administration publique. Les parcours de formation prometteurs comprennent notamment le génie civil et environnemental, les techniques du génie, les systèmes d’information géographique (SIG), les réseaux d’eau et d’eaux usées, l’évaluation environnementale, la construction et la gestion de projets, les systèmes énergétiques, les politiques environnementales, l’analyse de données et la reddition de comptes en matière de durabilité.
Demandeurs d’emploi
Orienter ses compétences autour de la réalisation d’objectifs et de résultats environnementaux
Les chercheurs d’emploi devraient démontrer en quoi leur expérience contribue à l’atteinte d’objectifs environnementaux, notamment dans des domaines comme la réalisation d’infrastructures, la conformité environnementale, l’efficacité énergétique, la réduction des déchets, la qualité de l’eau, l’assainissement, la gestion des risques et la performance en matière de durabilité. Ils devraient se focaliser à la fois sur les postes directement liés à l’environnement ainsi que sur les professions dont les activités comportent une dimension environnementale, comme le génie civil, la gestion de projets de construction, l’exploitation des bâtiments, les technologies de l’information et de la communication (TIC), la fabrication, les finances, les ventes techniques et l’administration publique. Les candidats qui possèdent des formations et des expériences diverses peuvent mieux faire valoir leur profil en reliant explicitement leurs compétences et leur expérience aux objectifs et aux résultats recherchés en matière d’environnement.
Décideurs
Aborder le développement de la main-d’œuvre en environnement sous l’angle des infrastructures et de la mise en œuvre
La planification de la main-d’œuvre en environnement devrait être harmonisée avec les priorités en matière d’infrastructures, de logement, de transport, d’eau, d’énergie, d’adaptation aux changements climatiques et d’assainissement. Le marché du travail de 2025 était principalement porté par la demande dans les services professionnels, la fabrication, la construction, la gestion des déchets et l’assainissement ainsi que le génie civil, ce qui souligne l’importance des professions techniques et axées sur la mise en œuvre dans l’atteinte de résultats environnementaux. Les initiatives de soutien à la main-d’œuvre devraient consolider les parcours de développement des talents pour les professions en forte demande, notamment les ingénieurs civils, les technologues et techniciens en génie et les gestionnaires de la construction, tout en tenant compte des variations régionales et de la nécessité d’adopter des approches adaptées aux contextes locaux.
Le travail en environnement dépasse le cadre des emplois verts
Pour tous les publics cibles, le principal constat est que le marché du travail en environnement doit être considéré comme un écosystème de mise en œuvre plutôt que comme un simple ensemble de professions vertes. Les données de 2025 témoignent d’une forte demande pour des personnes capables de traduire les objectifs environnementaux en réalisations concrètes : projets, systèmes, infrastructures, conformité réglementaire, opérations, politiques et transformation organisationnelle.
L’analyse des offres d’emploi en environnement d’ECO Canada est optimisée par
TalentNeuron.
Nous sommes ouverts à tout commentaire et à toute discussion concernant l’ensemble de nos rapports d’IMT. Veuillez écrire à
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REMERCIEMENTS
Le présent rapport a été financé en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada.
Les opinions et les interprétations figurant dans la présente publication sont celles de l’auteur ou des auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.
Les données sur les offres d’emploi en ligne sont devenues un indicateur utile des besoins d’embauche et des tendances du marché du travail au Canada. Des millions d’offres d’emploi sont annoncées en ligne chaque année, ce qui donne aux chercheurs l’accès à des données opportunes sur le marché du travail qui peuvent être utilisées pour analyser la demande des employeurs en temps quasi réel. Bien que les postes à pourvoir ne soient pas tous annoncés en ligne, les offres d’emploi en ligne représentent une part importante des activités de recrutement officielles dans l’ensemble du marché du travail canadien.
ECO Canada recueille et analyse les tendances de l’économie verte afin de fournir des renseignements et des perspectives à jour, pertinents et crédibles sur la main-d’œuvre en environnement au Canada. Notre analyse des offres d’emploi (AOE) donne un aperçu des activités de recrutement en ligne et des tendances pour les travailleurs canadiens de l’environnement. Les données et les perspectives comprennent le nombre d’offres d’emploi en environnement publiées en ligne par région, profession, industrie et spécialisation environnementale, par rapport à toutes les offres d’emploi en ligne à l’échelle du pays au fil du temps.
La main-d’œuvre en environnement du Canada est répartie entre les industries et les professions. Par conséquent, il n’est pas possible de recueillir directement des données sur les travailleurs de l’environnement à l’aide de classifications normalisées des données sur l’emploi, comme la Classification nationale des professions (CNP) ou le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). En réponse à ce défi, ECO Canada a élaboré une méthode exclusive pour repérer les postes à pourvoir en environnement au Canada.
Les rapports d’analyse des offres d’emploi mettent en lumière les perspectives d’emploi en environnement au Canada, les types d’emplois affichés, ainsi que les professions et les compétences les plus recherchées. Grâce à ces renseignements, nos intervenants peuvent cerner les tendances, les lacunes et les occasions pour les travailleurs de l’environnement et soutenir le développement et le maintien d’une main-d’œuvre qualifiée et productive.
Bien qu’il soit informatif en soi, ce rapport d’AOE ne porte que sur une partie de l’approche d’ECO Canada pour comprendre le marché de l’emploi des travailleurs de l’environnement. Nous publions également des rapports sur la demande de main-d’œuvre et les perspectives de l’offre de main-d’œuvre pour estimer la taille de la main-d’œuvre en environnement au Canada par région et par profession, en se fondant en partie sur l’écoproportion dérivée de l’AOE.
Vous trouverez notre catalogue complet de rapports à l’adresse eco.ca/fr/recherche-et-ressources/catalogue-des-rapports-de-recherche-sur-le-marche-du-travail/.
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ECO Canada recueille et analyse les compétences et les tendances du marché du travail au sein de la main-d’œuvre en environnement afin de fournir des données et des perspectives pertinentes et à jour à des fins stratégiques, commerciales et éducatives. Nos rapports appuient nos intervenants dans quatre domaines clés : (1) les employeurs – planifier et attirer des candidats qualifiés; (2) les particuliers – préparer et bâtir leur carrière en environnement; (3) les gouvernements – élaborer des programmes et mettre à jour les politiques; (4) les enseignants et les formateurs – adapter leur offre pour préparer la main-d’œuvre qui est et sera recherchée.
L’emploi en environnement au Canada devrait connaître une croissance de 9 % d’ici 2033, ce qui créera environ 136 300 nouveaux emplois. En plus de ces nouvelles possibilités, on estime que 344 200 postes seront à pourvoir à mesure que les travailleurs prendront leur retraite au cours des prochaines années. Ensemble, la croissance de l’emploi et les départs à la retraite devraient générer environ 480 500 emplois en environnement d’ici 2033. Comme près des trois quarts de ces postes à pourvoir sont attribuables à des départs à la retraite, d’importantes possibilités d’avancement professionnel sont prévues pour les travailleurs de l’environnement actuels et futurs.
Notre organisme répond aux besoins du marché du travail par le développement d’outils de ressources humaines pour les employeurs, l’accréditation de programmes d’études postsecondaires en environnement, la prestation de programmes d’aide à l’emploi pour les étudiants et les diplômés, ainsi que la certification et la formation des professionnels de l’environnement.
Découvrez les ressources clés qu’ECO Canada a élaborées pour soutenir la durabilité de la main-d’œuvre en environnement du Canada.
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Les offres d’emploi en ligne fournissent des estimations détaillées et en temps opportun du nombre et de la répartition des postes à pourvoir. Des millions de postes sont affichés en ligne par des employeurs au Canada. ECO Canada publie des rapports d’analyse des offres d’emploi (AOE) afin d’aider à décrire l’état du marché du travail environnemental au Canada au cours d’une période donnée et au fil du temps.
1) Que nous disent les données sur les offres d’emploi en ligne sur le marché du travail?
Les données sur les offres d’emploi en ligne sont devenues un indicateur utile des besoins d’embauche et des tendances du marché du travail au Canada. Des millions d’offres d’emploi sont annoncées en ligne chaque année, ce qui donne aux chercheurs l’accès à des données opportunes sur le marché du travail qui peuvent être utilisées pour analyser la demande des employeurs en temps quasi réel. Bien que les postes à pourvoir ne soient pas tous annoncés en ligne, les offres d’emploi en ligne représentent une part importante des activités de recrutement officielles dans l’ensemble du marché du travail canadien. Les rapports d’analyse des offres d’emploi (AOE) d’ECO Canada utilisent ces données pour décrire l’état du marché du travail en environnement au Canada au cours d’une période donnée et au fil du temps.
2) Dans quelle mesure les offres d’emploi en ligne sur le marché du travail en environnement du Canada sont-elles représentatives?
Les offres d’emploi en ligne fournissent des renseignements uniques sur les perspectives d’emploi et les exigences des employeurs en matière de compétences. Toutefois, une certaine prudence est de mise lors de l’interprétation des données sur les offres d’emploi. Les offres d’emploi en ligne sont souvent orientées vers les professionnels et les professions du secteur des services et peuvent sous-représenter les métiers et les autres professions manuelles.
3) Que vais-je apprendre des rapports d’AOE d’ECO Canada?
Le rapport d’AOE est une ressource pour ceux qui souhaitent comprendre les perspectives d’emploi en environnement au Canada, les types d’emplois affichés, ainsi que les professions et les compétences les plus recherchées. Grâce à ces renseignements, nos intervenants peuvent cerner les tendances, les lacunes et les occasions pour les travailleurs de l’environnement et soutenir le développement et le maintien d’une main-d’œuvre qualifiée et productive. ECO Canada vise à aider le gouvernement, le milieu universitaire, les employeurs et les travailleurs en environnement à comparer et à analyser les tendances du marché de l’emploi en environnement et à évaluer les besoins actuels et futurs en main-d’œuvre.
4) À quelle fréquence le rapport d’AOE est-il mis à jour?
ECO Canada met à jour les données sur les offres d’emploi tous les trimestres. L’information présentée dans le rapport met en lumière la répartition des postes à pourvoir au Canada et les tendances nationales et régionales pour les industries, les professions et les spécialisations qui composent la main-d’œuvre en environnement.
5) D’où proviennent les données sur les offres d’emploi?
Notre recherche utilise un ensemble de données compilé par TalentNeuron, qui comprend des offres d’emploi provenant de sources comme Monster.ca, le Guichet-Emplois du Canada, Emploi-Québec, WorkBC, BCJobs.ca, JobServe, ECO Emplois, ainsi que les sites d’emplois des entreprises.
L’ensemble de données TalentNeuron comprend des renseignements comme le texte intégral de la description d’emploi (en français ou en anglais), le type d’emploi (à temps plein ou à temps partiel), le lieu de travail, le niveau de scolarité souhaité et les compétences ou certifications supplémentaires requises pour le poste. TalentNeuron analyse les données sur les offres d’emploi pour identifier les postes uniques en filtrant les doublons entre plusieurs sites. S’il manque des renseignements essentiels, les données n’ont pas été incluses dans l’analyse.
6) Qu’est-ce qu’un travailleur de l’environnement?
ECO Canada décrit les travailleurs de l’environnement comme étant ceux qui travaillent au sein d’entreprises de biens et services environnementaux, peu importe leur profession, et ceux qui possèdent des compétences spécialisées en environnement, peu importe l’employeur.
7) Qu’est-ce que la CNP?
La Classification nationale des professions (CNP) est la norme canadienne pour la description des professions. Les travailleurs de base en environnement et les travailleurs du secteur des biens et services environnementaux sont répartis entre les industries et les professions et ne correspondent pas exactement aux taxonomies traditionnelles comme la CNP. ECO Canada met en correspondance les offres d’emploi en environnement avec chaque classe CNP à l’aide de l’information fournie par les employeurs sur les postes à pourvoir, comme le titre du poste, les fonctions principales et les études requises. Cette approche permet à ECO Canada d’analyser la demande et l’offre en matière de main-d’œuvre, qui ne serait autrement pas disponible.
8) Qu’est-ce qu’une écoproportion?
ECO Canada a créé le terme « écoproportion » pour présenter la proportion des offres d’emploi en environnement en pourcentage du nombre total d’offres d’emploi en ligne. La méthode d’écoproportion tient compte des changements dans la répartition professionnelle et géographique afin de permettre une approche plus détaillée de l’analyse des postes à pourvoir au Canada.
Bien qu’une profession puisse apparaître en haut du classement du nombre d’offres d’emploi en environnement, son écoproportion pourrait être supérieure ou inférieure à la moyenne nationale. La détermination du nombre d’offres d’emploi en ligne classées comme des emplois en environnement est une mesure de l’AOE. L’analyse des professions selon leur écoproportion présente une perspective différente.
9) Qu’est-ce que le SCIAN?
Le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) est la norme canadienne de classification des industries. Ce système a été développé et adopté par le Canada, le Mexique et les États-Unis, afin de permettre une comparaison entre les trois nations. L’emploi en environnement est réparti entre les industries et ne correspond pas exactement aux taxonomies traditionnelles comme le SCIAN. ECO Canada associe les offres d’emploi en environnement à chaque classe du SCIAN en utilisant les données fournies par les employeurs dans leurs offres d’emploi.
10) Qu’est-ce qu’une spécialisation?
Le modèle de sous-secteur d’ECO Canada divise la main-d’œuvre en domaines liés à la protection, à la gestion et au maintien de l’environnement. L’emploi en environnement comprend l’exécution d’activités qui visent à gérer l’utilisation durable des ressources, à évaluer ou à minimiser les impacts environnementaux et à maintenir ou rétablir l’intégrité écologique de l’environnement. Ces activités ont trait à la planification, à la mise en œuvre et à la gestion d’initiatives, de programmes, de produits ou de services environnementaux, ainsi qu’au développement et à la diffusion des connaissances environnementales et de la sensibilisation. En pratique, la plupart des professionnels en environnement se spécialisent dans plus d’un des 14 sous-secteurs diversifiés. ECO Canada élabore des normes professionnelles nationales pour chacune de ces spécialisations en environnement et a défini 332 compétences techniques pour orienter l’avancement professionnel.
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Dans un esprit de respect, de réciprocité et de vérité, nous honorons et reconnaissons Moh’kinsstis, le territoire traditionnel du Traité 7 et les pratiques orales de la confédération des Pieds-Noirs : Siksika, Kainai, Piikani, ainsi que les nations Îyâxe Nakoda et Tsuut’ina. Nous reconnaissons que ce territoire abrite la Nation métisse de l’Alberta, la région 3 au sein de la patrie historique des Métis du Nord-Ouest. Enfin, nous reconnaissons toutes les nations qui vivent, travaillent et se divertissent sur ce territoire, et qui l’honorent et le célèbrent.
In the spirit of respect, reciprocity, and truth, we acknowledge that we live, work, and gather on the traditional territories of the peoples of Treaty 7, including the Blackfoot Confederacy—comprising the Siksika, Kainai, and Piikani Nations—as well as the Îyâxe Nakoda and Tsuut’ina Nations.
This land, known as Moh’kinsstis in the Blackfoot language and encompassing what is now Districts 5 and 6, is also home to the Métis Nation of Alberta, Region 3, within the historical Northwest Métis homeland.
We recognize and honour the deep connection these Nations have to the land, and we are grateful for the opportunity to share in its stewardship.
As we continue our work, we commit to learning from Indigenous knowledge systems, uplifting Indigenous voices, and fostering relationships rooted in equity, understanding, and reconciliation.
Nous travaillons actuellement sur la version française du site que nous espérons lancer très bientôt!
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